Le keno, venu de Chine
Le keno est généralement présenté comme un jeu d’origine chinoise. Une histoire souvent racontée affirme qu’il aurait servi, il y a deux mille ans, à financer la Grande Muraille. Rien ne permet de le vérifier : prends-la comme une légende. Ce qui est mieux établi, c’est qu’une loterie à caractères, où l’on cochait des signes sur une grille, était populaire en Chine au XIXe siècle.
Les immigrés chinois venus travailler aux États-Unis à cette époque, notamment sur les chantiers de chemin de fer, ont apporté le jeu avec eux. On l’appelait alors la « loterie chinoise ». Au XXe siècle, il s’est installé dans les salles de jeu du Nevada, avec des numéros à la place des caractères, sous le nom de keno.
En France, le keno de la Française des Jeux a popularisé une formule simple : 20 boules tirées sur 70, et des grilles où l’on coche quelques numéros. C’est le même format que le keno de Banana Games.
Le bingo, cousin des loteries italiennes
Le bingo, lui, est souvent rattaché aux loteries italiennes de la Renaissance, où l’on tirait des numéros au sort. Le jeu de grille qui en descend a voyagé en France, où il est devenu le loto : des cartons, des jetons pour couvrir les numéros, et un meneur qui annonce les boules. Le loto des fêtes de village, des écoles et des associations, avec ses lots et sa buvette, en est l’héritier direct.
Le nom « bingo » est américain. Selon la version la plus racontée, le jeu se jouait dans les foires sous le nom de beano, parce qu’on couvrait les numéros avec des haricots. Une joueuse, dans l’excitation, aurait crié « bingo ! » au lieu de « beano ! », et Edwin S. Lowe, un fabricant de jeux new-yorkais, aurait gardé le mot. C’est le même Lowe qui a lancé le Yahtzee, comme on le raconte dans l’histoire du Yam’s. L’anecdote de la joueuse est invérifiable, mais le rôle de Lowe dans la diffusion du bingo est bien connu.
75 boules ou 90 boules ?
Il existe deux grandes familles de bingo :
- Le bingo à 75 boules, surtout américain : un carton de 5 × 5, les colonnes B, I, N, G, O, et une case gratuite au centre. On gagne en complétant une ligne, une colonne, une diagonale ou d’autres motifs.
- Le bingo à 90 boules, plus courant au Royaume-Uni, proche de notre loto : des cartons de trois lignes, et l’on gagne une ligne, deux lignes, puis le carton plein.
Le bingo de Banana Games suit le format à 75 boules : un carton de 5 × 5 avec la case du centre offerte, et 36 boules tirées à chaque partie. Ton carton se coche tout seul ; une ligne paie, deux lignes, les quatre coins, trois puis quatre lignes paient davantage.
Les probabilités : la loi hypergéométrique
Les deux jeux obéissent à la même mathématique : des boules tirées sans remise. Une boule sortie ne peut pas ressortir. Les mathématiciens appellent ça la loi hypergéométrique.
Prenons le keno, avec 20 boules sur 70 :
- Chaque numéro que tu coches a 20 chances sur 70 de sortir, un peu moins de 29 %.
- Si tu coches 10 numéros, tu en vois sortir en moyenne 10 × 20/70, soit un peu moins de 3.
- Six bons sur six cochés : environ 1 chance sur 3 383.
- Dix bons sur dix : environ 1 chance sur 2,1 millions.
Pour le bingo, le calcul est plus long, parce qu’un carton gagne par des motifs qui se croisent. On a donc tout compté : pour les 24 numéros d’un carton, il existe 2²⁴, soit 16 777 216 façons de sortir ou non. Les chances exactes de chaque motif sont publiées sur la page des probas.
Jouer ensemble, comme dans une salle
Le keno et le bingo ont toujours été des jeux de salle : on joue chacun sa grille, mais tous ensemble, devant le même tirage. Sur Banana Games, ils se jouent donc à des tables partagées, dans les salons, jusqu’à 8 joueurs : un tirage de keno toutes les 34 secondes environ, un tirage de bingo toutes les 43 secondes. Tu peux laisser passer des tirages, changer de grille ou de carton entre deux, et regarder les autres jouer.
Au keno, la dernière boule tirée est la boule bonus : si c’est un de tes numéros, ton gain double. Et comme toujours ici, chaque grille est réglée au plus près de sa vraie chance : une grille de keno rend en moyenne ce qu’on y mise, un carton de bingo à un millième près. On joue avec des crédits (Cr), sans argent réel. Il ne reste que le plaisir de la boule qui sort au bon moment.